Assurance collective: Les ajustements de salaire ont un impact !

 

Lorsque vous soumettez une demande d’invalidité pour un employé, l’assureur vous demande de déclarer le salaire actuel. Oups ! Le montant ne concorde pas avec celui enregistré dans le système administratif de l’assureur. Catastrophe, l’employé recevra une prestation inférieure à ses attentes. Une gestion de crise s’impose. Malheureusement, cette situation inconfortable et risquée est plus courante qu’on ne le pense…

Il est impératif de communiquer régulièrement les ajustements de salaire de vos employés en assurance collective ; cela ne devrait pas seulement être une saine pratique administrative, mais plutôt un réflexe.

Avant d’aller plus loin, qu’est-ce que le salaire?  Cela peut sembler être une question simple, mais il s’agit d’une définition spécifiée dans votre contrat. Il est crucial de bien la comprendre et de l’appliquer. En général, la rémunération normale de base, incluant les primes et les heures supplémentaires régulières, est évoquée. On peut également y inclure la manière de calculer le salaire d’un employé à commission. Bien que la définition soit standard, des nuances peuvent y être apportées. L’essentiel est d’appliquer la déclaration des salaires à l’assureur conformément à la définition du contrat.

Quelle est l’influence du salaire en assurance collective ?

Le salaire déclaré sert à calculer le volume assuré, déterminant ainsi la prime associée. Vous ne pouvez jamais recevoir une prestation plus élevée que celle pour laquelle vous avez payée en primes d’assurances.  Il ne sert rien non plus de déclarer un salaire plus élevé que le salaire réellement gagné, vous allez payer pour rien. Pour être adéquatement protégé, la prestation en cas de sinistre doit être représentative et basée sur la situation réelle avant la réclamation.

Pour quelles garanties la déclaration de salaire a-t-elle une incidence ?

Généralement, le volume assuré en assurance vie correspond à un multiple du salaire, arrondi au millier de dollars le plus proche. Par exemple, un volume d’une fois le salaire est souvent observé. Si un employé gagne 51 650 $, il sera assuré pour 52 000 $ en cas de décès. S’il décède par accident (garantie mort et mutilation accidentelle), généralement la même formule s’applique, lui assurant un multiple de son salaire équivalent à l’assurance vie.

Les autres garanties directement liées au salaire sont l’invalidité de courte et de longue durée. Ici, le volume sera calculé en fonction d’un pourcentage du salaire hebdomadaire (courte durée) ou mensuel (longue durée). Plus le salaire est élevé, plus le volume assuré et la prime augmenteront, bien entendu.

Pour toutes ces garanties, des maximums peuvent généralement être appliqués, avec ou sans preuve médicale. Jusqu’à un certain salaire, l’assureur accorde le volume selon le calcul de base. Au-delà d’un certain volume assurable, une déclaration d’assurabilité peut être requise, et l’employé pourrait devoir fournir des preuves de bonne santé.

Dans un monde idéal, tous vos employés seraient couverts pour leur plein salaire, sans avoir à passer par l’étape des preuves d’assurabilité. Force est d’admettre que les régimes collectifs n’ont pas été révisés aussi fréquemment que la progression rapide de la courbe salariale des dernières années. Nous sommes confrontés à des situations où les maximums sans preuves, n’ayant pas été ajustés au fil du temps, donnent une fausse impression d’une couverture adéquate pour l’assuré. Oui, le régime couvre 75 % du salaire, mais il est limité en deçà, car on n’a jamais informé l’employé des preuves nécessaires, ou il ne les a tout simplement pas fournies.  Pire encore, l’assureur a refusé en raison de problèmes de santé antérieurs.

Voici donc les défis et les risques associés aux ajustements salariaux.  Bien sûr, avoir un régime collectif est un atout indéniable, mais l’élément crucial réside dans sa capacité réelle à assurer la protection à laquelle l’employé aspire. Il ne s’agit pas seulement de proposer un régime, mais de veiller à ce qu’il réponde véritablement aux attentes de sécurité et de tranquillité d’esprit de chaque employé.

Comment rester zen et évitez les maux de tête?

C’est simple ! Assurez-vous de maintenir vos informations salariales à jour en temps réel pour garantir une prestation appropriée lorsque vous en avez besoin. Vérifiez régulièrement l’exactitude de vos salaires sur la plateforme administrative de votre assureur ou sur votre facture mensuelle. De plus, ajustez votre régime en fonction de l’évolution de votre réalité salariale et de votre entreprise.

Pour plus de sérénité, pensez à souscrire une police d’assurance responsabilité civile des administrateurs d’avantages sociaux (erreurs et omissions) pour une protection accrue.

Chez Pinc Collectif, nous sommes là pour vous accompagner, que ce soit dans les moments délicats de réclamations ou pour adapter votre régime en fonction de votre situation actuelle. Nous comprenons que la gestion d’un régime collectif peut être complexe, mais nous croyons en l’entraide et en la sécurité pour vous offrir une expérience positive et rassurante en matière d’assurance collective.